La plupart des nuits, je perds le sommeil rêvant de le serrer contre moi plus que ce n'est possible, comme de désirer la pluie au beau milieu du désert.
Le jour, j'observe les gens, leur gestes, imagine leur réaction, interprète leur signes, écoute leur idioties, sourie à leurs conneries.
Souvent, il m'arrive de me sentir vide, seule, de pleurer, de ne plus respirer, de douter, d'être perdu au milieu d'inconnus, et baisser les bras à cause d'une absence qui pèse comme si une flèche de poison avait été tirée dans les ailes.
Un jour je peine, le lendemain je mens et ainsi de suite.
Je me rends compte, j'ouvre les yeux peut être trop sur cette société aussi pesante qu'une enclume.
Découvrir ceci me fait mal si mal que le souffle me manque comme si une épine était plantée dans mon c½ur.
La conclusion que j'en tire est que j'ai compris que rêver ne sert à rien, espérer n'est plus d'actualité, en effet le monde est bien plus fort que nous.


